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- Descartes. Le corps de l'animal et le corps de l'homme :: corps homme
Apercu : Mis en ligne le 19 avril 2004.
Descartes a certes permis de concevoir clairement ce
que sont ces deux réalités simples et indépendantes.
Newcastle du 23 novembre 1646 pourrait bien résumer sa position sur la
nature des organismes vivants.
Aristote en effet, tout être est un composé
analysable en matière et forme.
Aristote, il y a entre les vivants une
gradation, une hiérarchie, et non une rupture.
Descartes
affirme que le corps est matière, rien que matière.
Dieu ou la
nature a disposé dans le corps toutes les pièces qui sont requises pour
son fonctionnement.
Dieu crée des machines infiniment plus
perfectionnées que celles des artisans.
Descartes propose une explication purement mécanique.
Tout effort pour échapper à cette
évidence ne peut que la renforcer.
Ces facultés peuvent être trompeuses,
elles sont des manières de penser mais elles ne sont peut-être pas des manières
de connaître.
Mais nous sommes ici devant une nouvelle difficulté.
Dieu a établie dans les choses créées.
Le doute est un artifice intellectuel
qui permet de faire apparaître ce qui résiste au doute.
Il faut donc considérer le doute métaphysique comme une
suspension nécessaire mais provisoire du jugement.
Nous ne
constatons pas mais nous éprouvons ce qui affecte notre corps.
Parce que ces mécanismes corporels résonnent fortement au
plus profond de nous mêmes ils ne sont plus seulement des mécanismes.
Descartes, comme on le fait souvent, la vieille opposition entre passions et
raison, elles peuvent au contraire fort bien cohabiter et même collaborer.
On ne peut totalement exclure que, vu la faiblesse de
notre nature, nous soyons amenés à nous tromper quand nous prétendons juger
avec les sens des choses sensibles.
L'homme au contraire est un ingénieux
technicien, sans cesse il invente de nouvelles réponses aux embûches du milieu.
Ce qui est exact, mais il faut aller plus loin.
L'homme parle, et cela suffit à identifier son corps comme corps
humain.
Descartes ne va pas jusque là.
Il refuse la pensée aux
bêtes, mais non la vie et la sensibilité.
Descartes lève tous les
scrupules des végétariens !
Dieu, et prendre avec lui la charge de
conduire le monde, ce qui cause une infinité de vaines inquiétudes.
Descartes a en quelque sorte rendu le corps à lui-même.
Ni dieu ni bête, il a à être un
« vrai homme ».
Cette force du bien conduit à la
véritable estime de soi, celle qui repose sur la pleine liberté de la volonté,
éclairée par la raison.
Comment les esprits
animaux sont produits dans le cerveau », édition citée, p.
La raison, ou le sens [] est la seule chose qui nous
distingue des bêtes.
Voir Descartes. Le corps de l'animal et le corps de l'homme
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